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EVENEMENTS POUR LES 18-30 ANS EN 2019-2020

Le premier grand événement de cette année universitaire est :

LA MESSE DES ETUDIANTS 2019

Elle aura lieu le mardi 12 novembre à 19h15 à Saint-Sulpice et sera présidée par Mgr Michel AUPETIT (Archevêque de Paris)

Pour plus de renseignements allez sur le lien suivant : http://messedesetudiants.org/

Pour participer en tant que volontaire pour l’organisation, inscrivez-vous sur lien

https://forms.gle/4F4KyJfBHEnRqJKWA

Nous pouvons d’ores et déjà vous communiquer quelques dates pour 2019-2020

LE PÈLERINAGE DE CHARTRES DES 18-30 ANS

lors du week-end des Rameaux : du 3 au 5 avril 2020

INFORMATIONS ET CONTACTS

. Vous trouverez le programme complet et les informations pratiques sur le site : https://www.idf-a-chartres.org/

. Inscriptions des groupes et informations : peledechartresidf@gmail.com

. Page facebook officielle : www.facebook.com/ChartresJeu...

PREMIERE RÉUNION D’INFORMATION

MARDI 15 OCTOBRE à 19h30 à Saint-Germain-des-Prés

Vous trouverez ci-dessous l’homélie de Mgr Aupetit lors de la Messe des Rameaux au dernier pèlerinage de Chartres.

Messe en la cathédrale Notre-Dame de Chartres

Dimanche 14 avril 2019 Dimanche des Rameaux – Année C
- Is 50,4-7 ; Ps 21,8-9.17-20.22-24 ; Ph 2,6-11 ; Lc 22,14 à 23,56

Chers jeunes, chers amis,

Vous êtes à l’âge des grandes amitiés. Le moment où se fondent ses amitiés durables que l’on garde toute sa vie. Pour vous, l’amitié est quelque chose de précieux qui s’appuie sur la fidélité. Aujourd’hui, nous est présenté celui qui nous propose son amitié, une amitié pour toujours, une amitié gratuite, une amitié fidèle jusque dans la mort : « Je ne vous appelle plus serviteurs, je vous appelle mes amis ». Le Fils de Dieu nous propose son amitié. Ami de Dieu ! C’est inouï !

Et quelle amitié ! : « J’ai désiré d’un grand désir manger cette Pâques avec vous » (Lc 22,15). Son sang, son corps sont donnés pour notre vie.

Cet ami si généreux quelle réponse reçoit-il ?

Un ami le vend pour 30 misérables deniers. Elle n’est pas estimée chère la vie de Dieu ! En outre, il va le livrer par un baiser, signe de la tendresse et de l’affection. Quelle dérision ! Un autre, le plus fidèle qui était prêt à donner sa vie, va le renier et affirmer ne pas le connaître. Les trois plus proches s’endormiront au lieu de le soutenir au moment où il sera au comble de l’angoisse. Tous vont l’abandonner.

La foule à qui il a fait tant de bien et qui l’admirait se met à hurler : « Crucifie-le ». Les gardes qui naguère avaient été subjugués par sa parole se mettent à le frapper aveuglément. Même celui qui meurt auprès de lui l’insulte.

Cependant lui reste fidèle jusqu’au bout. A Pierre, dont il connaît pourtant le prochain reniement, il donne cet encouragement : « J’ai prié pour toi pour que ta foi ne défaille pas. Affermis tes frères » (Lc 22,32). On sait qu’il lui permettra de pouvoir lui redire par trois fois : « tu sais bien que je t’aime ». Il se laisse aussi embrasser par Judas et lui montre malgré tout son affection. Pour ses bourreaux, il demande le pardon. Au brigand qui se tourne vers lui avec foi, il ouvre les portes du Ciel : « aujourd’hui même tu seras au paradis avec moi » (Lc 23,43). Il guérit le serviteur venu l’arrêter.

Voilà un vrai ami qui sait ce qu’aimer veut dire. Au-delà des trahisons, au-delà des bassesses, il demeure toujours l’ami fidèle. C’est vrai au moment de sa Passion. C’est encore vrai aujourd’hui où dans son Église apparaissent encore tant de trahisons.

En accueillant l’amitié de Jésus, vous ne serez jamais déçus. Vos trahisons, vos bassesses, vos misères, votre lâcheté, lui, l’Ami divin, peut les transformer, les transfigurer par son amour indéfectible.

Entrons à la suite du Christ en l’accompagnant dans sa Passion vécue par amour, pour nous réveiller vivants au matin de Pâques.

+Michel Aupetit, archevêque de Paris

MESSE DES ETUDIANTS 2018

Vous trouverez ci-dessous l’homélie prononcée par Mgr Aupetit lors de la messe du 15 novembre 2018 :

Jeudi 15 novembre 2018

32e semaine du Temps Ordinaire – Année B

Messe des étudiants d’Ile-de-France en la cathédrale Notre-Dame de Paris
- Phm 7-20 ; Ps 145,6-10 ; Lc 17,20-25

Homélie de Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris

Toc, toc, toc…. On frappe à la porte. J’ouvre. Nous sommes en 1974 et voilà que deux personnes sur le palier de l’immeuble m’abordent en me tendant une Bible : « savez-vous que l’année 1975 est désignée par la Bible comme l’année de la fin du présent système de choses ». Je ne connaissais pas les témoins de Jéhovah et leur propension à nous parler de la fin du monde. Bien que jeune encore et peu averti de l’Écriture Sainte, je connaissais suffisamment l’évangile pour me rappeler cette phrase : « nul ne sait ni le jour ni l’heure » (Mt 24, 36) Et puis aussi ce que nous venons d’entendre : « le jour du Fils de l’homme sera comme un éclair qui illumine l’horizon ».

A toutes les époques, les événements terribles, les guerres, les épidémies, les catastrophes naturelles, la folie des hommes et leur propension à choisir le mal, la décadence institutionnalisée nous poussent à tellement espérer le retour du Christ qu’il est tentant de penser que les signes de la fin du monde se manifestent.

Mais ce n’est pas la détestation du monde qui doit nous faire espérer le retour triomphal de Jésus. Certes, nous pouvons penser que notre monde va à sa perdition avec le réchauffement climatique, la dislocation de la famille, la société individualiste dans laquelle nous sommes où les lois ne sont plus ordonnées au bien commun mais asservies aux désirs individuels des plus puissants. Il est vrai que la société de fraternité que le Christ nous a demandé de construire se heurte à ce narcissisme grandissant qui envahit les sociétés occidentales.

Faut-il pour autant détester ce monde ? Faut-il le rejeter et chercher un ailleurs illusoire ? Faut-il espérer la fin des temps ? Où est le Règne de Dieu ? Dans l’illusion d’un hypothétique monde meilleur ?

Ecoutons Jésus : « le règne de Dieu est là au milieu de vous ». Il ne s’agit donc pas d’un territoire, d’une terre promise comme pour les juifs ou d’une terre d’islam comme pour les musulmans. Non ! Le Règne de Dieu est présent là où le Christ est présent. Car, il n’y a pas d’autre nom qui nous sauve sous le Ciel. Le Royaume de Dieu n’est donc pas un territoire, mais le cœur de l’homme. C’est le seul lieu où le Christ veut établir son règne.

Il ne s’agit pas de mettre en place une révolution qui change les structures de la société. Il s’agit de transformer les cœurs. L’exemple d’Onézime est édifiant. Cet esclave qui s’est enfui de chez son maître Philémon s’est converti au christianisme avec saint Paul. Ce dernier le renvoie à son maître à qui il demande de le considérer non plus comme un esclave mais comme un frère. Abolir l’esclavage était essentiel. En France, il n’a été aboli qu’à la moitié du 19e siècle, bien après la Révolution française. En revanche, si le cœur habité par le Christ nous fait voir en chaque homme un frère, fils de Dieu, revêtu d’une dignité insurpassable, il est impossible de le traiter en esclave.

Mais est-ce que nous voulons que le Christ règne dans nos cœurs ?

Si c’est le cas, nous ne pouvons pas détester le monde que le Christ est venu habiter pour le sauver, pour lui permettre de connaître le Père. Si le Christ est mort sur la croix, c’est par amour des hommes de ce monde. Nous devons le transfigurer par nos vies, par notre façon de vivre l’évangile en vérité. Car si les chrétiens vivent comme le monde, ils sont du monde. S’ils sont au Christ, ils aiment le monde sans se compromettre dans ses dépravations et veulent lui porter ce qui fait leur joie : notre Seigneur Jésus-Christ. Nous sommes le Corps du Christ. L’Église n’est pas une institution, elle est le Corps du Seigneur. C’est Lui qui la rend belle. C’est vous qui rayonnez cette beauté par votre sainteté. C’est Lui, Jésus, qui fait de nous des frères, fils d’un même Père. Nous ne pouvons pas être indifférents au sort de nos frères humains car, rappelez-vous ce que Dieu a dit à Caïn, l’assassin de son frère Abel : « qu’as-tu fais de ton frère ? ». Caïn a répondu : « suis-je le gardien de mon frère ? » (Gn 4, 9-10). Et vous, chers jeunes, que répondez-vous à cette question du Seigneur ?

N’hésitez pas à aller sur le site www.messedesetudiants.org

MOT DE MONSEIGNEUR MICHEL AUPETIT POUR INVITER LES JEUNES A LA MESSE DES ÉTUDIANTS

Chers amis, chers jeunes,

Avec tous les évêques d’Ile-de-France, je suis heureux de vous inviter à participer à la messe des étudiants le jeudi 15 novembre prochain à 19h15 à Notre-Dame de Paris. A cette occasion, nous pourrons confier au Seigneur cette année universitaire nouvelle, afin qu’il bénisse et soutienne votre chemin d’étude. Nous lui demanderons de faire de vous des témoins de l’Évangile et des artisans de paix.

Ce rassemblement sera l’occasion de rendre grâce pour le Synode des évêques en octobre de cette année à Rome. Le sujet vous concernait particulièrement : « Les jeunes, la foi et le discernement des vocations ». Nous aurons aussi la joie de confier au Seigneur les journées mondiales de la jeunesse en janvier à Panama. Pour ceux qui n’auront pas la grâce de s’y rendre, nous pourrons être en communion avec le Pape François et les jeunes du monde entier lors de la Messe du dimanche 27 janvier à Saint Sulpice à laquelle je vous convie déjà.

N’éteignez jamais l’espérance de la foi, quelles que soient les difficultés que vous traversez ou les épreuves que vit le Corps entier de l’Église. Venez nombreux dire votre joie de croire en Jésus Christ mort et ressuscité ! Venez puiser à la source de l’Eucharistie la force d’accomplir la mission d’annoncer l’Évangile dans vos aumôneries, vos groupes paroissiaux, vos divers mouvements d’apostolat et de prière, afin de faire connaître et aimer le Seigneur Jésus à tous les étudiants.

Dans la joie de vous voir bientôt à Notre Dame, je prie le Seigneur de vous bénir.

+ Michel Aupetit, archevêque de Paris

PETIT RETOUR SUR LE PÈLERINAGE 2018 (vous aurez toutes les photos sur le site www.jeunesaparis.fr)

LE PELERINAGE DE CHARTRES DES 18-30 ANS

a eu lieu du 6 AU 8 AVRIL 2018

Voir infos (onglet sur la droite)

MESSE DES ÉTUDIANTS

www.messedesetudiants.org/

Comme chaque année la messe des étudiants,

présidée par le Cardinal Vingt-Trois, a été célébrée

à Notre-Dame de Paris le mercredi 15 novembre

Les étudiants ont répondu à l’appel, venus en aumônerie ou simplement entre amis pour confier cette année d’étude au Seigneur et à la Vierge Marie.

A l’issue de la célébration les jeunes ont participé à un temps convivial dans les jardins de la cathédrale qui leur a permis de découvrir les différentes propositions des groupes et des diocèses de paris et d’Ile de France.

Lors de la messe, le Cardinal André Vingt-Trois a insisté dans son homélie sur la dimension de l’appel que le Seigneur adresse à chacun de nous.

Frères et Sœurs,

Il y a des jours où l’on peut être tenté de s’identifier aux Samaritains quand les Samaritains ont le beau rôle ! Comme vous venez de l’entendre dans ce passage de l’évangile de saint Luc, ce Samaritain guéri fait partie des dix pour cent qui reconnaissent qui a opéré la guérison

Ci-dessous l’intégralité de l’homélie du Cardinal :

- Sg 6,1-11 ; Ps 81 3-4.6-7 ; Lc 17, 11-19

Frères et Sœurs,

Il y a des jours où l’on peut être tenté de s’identifier aux Samaritains quand les Samaritains ont le beau rôle ! Comme vous venez de l’entendre dans ce passage de l’évangile de saint Luc, ce Samaritain guéri fait partie des dix pour cent qui reconnaissent qui a opéré la guérison ! Les neuf autres ont aussi été guéris, mais cependant qu’ils allaient faire constater leur guérison selon les préceptes de la Loi auprès du prêtre, ils ont été tellement préoccupés de mener à bien leurs tractations qu’ils ont fini par oublier qui les avait guéri. Il n’y a que ce seul Samaritain, c’est-à-dire cet étranger et cet hérétique par rapport au peuple Juif, qui reconnaît que c’est la parole de Jésus qui l’a guéri et qui revient lui rendre grâce. Alors, j’espère que ce soir, nous qui sommes réunis pour cette eucharistie, nous sommes le dixième de tous ceux qui ont été guéris, que nous sommes le bon dixième, c’est-à-dire le Samaritain, et que nous revenons vers le Christ pour lui rendre grâce de ce qu’il a fait pour nous.

Peut-être certaines ou certains d’entre vous ne sont-ils pas encore tout à fait convaincus qu’ils sont Samaritains à cent pour cent, ils ont alors encore de la marge pour endosser complètement le rôle du Samaritain ! Mais tous, vous savez que si vous êtes entrés ce soir dans cette cathédrale, ce n’est pas par un effet d’instinct grégaire ou par simple curiosité, ou par amour des belles pierres, c’est parce que vous étiez invités, c’est-à-dire appelés pour célébrer ensemble le Christ qui donne sens à notre vie, célébrer sa puissance qui vient toucher les plaies des hommes et des femmes pour les remettre debout, pour les délivrer de ce qui les exclut de la communion, pour les conduire avec amour et tendresse vers les pâturages que le Père a préparés pour nous. Nous sommes ces pauvres pécheurs, et c’est sur nous que le regard du Christ s’est posé, c’est à nous que sa parole est adressée, c’est pour nous qu’il a mis en œuvre sa puissance.

Cette année, notre célébration est colorée d’une façon particulière par la perspective de la session du synode des évêques qui se tiendra à Rome à l’automne prochain et dont le pape François a souhaité qu’elle soit ardemment préparée par ceux qui en seront les heureux bénéficiaires, si je puis dire, c’est-à-dire la jeunesse du monde. C’est pour préparer cette rencontre des évêques du monde entier que vous êtes sollicités afin d’exprimer, non pas simplement vos idées personnelles - qui peuvent toujours être intéressantes -, mais plus profondément comment vous reconnaissez que le Christ est quelqu’un dans votre vie, et comment cette présence du Christ dans votre vie transforme votre manière de vivre, votre manière de comprendre le monde, votre désir de le transformer. Comment cette présence mystérieuse du Christ - mystérieuse parce qu’invisible, mais certaine, parce qu’il nous l’a dit « je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps » (Mt 28,20), parce qu’il l’a mise en œuvre par l’envoi de son Esprit Saint, parce qu’il nous la rappelle régulièrement par la lecture et la méditation de sa Parole -, met-elle en œuvre dans chacune de nos existences une espérance et un facteur de nouveauté ? L’espérance, c’est la certitude que notre avenir, l’avenir de chacune et de chacun d’entre vous, mais à travers vous, l’avenir de notre humanité, n’est pas voué à la mort et à la destruction mais au contraire à la vie. L’espérance, c’est la certitude que malgré les difficultés que nous pouvons rencontrer au cours de notre existence, malgré les limites que nous éprouvons, malgré parfois les fautes que nous commettons, nous sommes appelés à une vie de lumière et de paix.

Cette session des évêques autour du pape François porte sur la jeunesse, et sur l’expérience des vocations, c’est-à-dire des appels qui sont adressés à cette jeunesse pour transformer le monde. Ces appels, ces vocations, se réalisent à travers des formes différentes mais elles ont toutes un point commun, c’est un regard que Dieu porte sur nous, c’est une parole qu’il adresse à notre cœur, c’est une orientation qu’il donne à notre vie pour qu’elle ne soit pas inutile.

Chacune et chacun d’entre vous est appelé à contribuer au renouvellement de ce monde. Chacune et chacun d’entre vous est appelé à structurer son existence autour d’un dynamisme unique qui est le dynamisme de l’amour répandu en nos cœurs par la foi. Les uns vivront ce don d’eux-mêmes à travers des activités de tout genre, en fondant des familles, en accueillant des enfants, en les aidant à grandir. D’autres sont appelés à se donner tout entier pour la mission de l’Église comme consacrés, prêtres, religieux, religieuses. Tous, nous sommes invités au même chantier et nous sommes invités à la même table.

Que le Seigneur permette à chacune et à chacun d’entre vous d’entendre son appel, l’appel de Dieu pour lui ou pour elle. Qu’il permette à chacune et à chacun d’entre vous, à mesure qu’il avance dans ses études, de mieux discerner à quoi sa vie va être engagée, comment sa vie va pouvoir servir ses frères, comment l’amour va transformer son existence. Que le Seigneur vous donne de traverser cette période de discernement et de décision avec confiance dans la paix et dans la joie.

Amen.

+ André cardinal Vingt-Trois, archevêque de Paris.

Mot de Monseigneur Vingt-Trois pour inviter les jeunes

à la messe des étudiants le mercredi 15 novembre 2017

Chers amis,

Avec tous les évêques d’Ile-de-France, je suis heureux de vous inviter à participer à la messe des étudiants le mercredi 15 novembre prochain à Notre-Dame de Paris. A cette occasion, nous pourrons confier au Seigneur cette année universitaire qui commence, afin qu’il bénisse et soutienne votre chemin dans les joies comme dans les épreuves de vos études. Nous lui demanderons de faire de vous des témoins de l’Évangile et des artisans de paix.

Ce rassemblement sera aussi une étape dans la préparation du Synode des évêques à Rome l’an prochain, dont le sujet vous concerne particulièrement : « Les jeunes, la foi et le discernement des vocations ». Dans cette phase préparatoire, le pape souhaite vous entendre ! C’est pourquoi, cette année, à l’issue de la messe, vous serez invités à vous retrouver dans les jardins de la cathédrale, pour découvrir les propositions de vos diocèses et rencontrer d’autres étudiants.

Venez puiser à la source de l’eucharistie la force et la joie d’accomplir la mission de l’Eglise, votre mission, dans les aumôneries, les groupes paroissiaux, les mouvements auxquels vous appartenez, au service de l’Évangile, et de tous les étudiants d’Ile-de-France.

+ André cardinal Vingt-Trois, archevêque de Paris

PLUS DE RENSEIGNEMENTS ET DE PHOTOS SUR LE SITE : www.messedesetudiants.org

voir affiche en bas de page


NUIT BLANCHE A MONTMARTRE LE VENDREDI 28 AVRIL 2017

PÈLERINAGE A MONTMARTRE

Cette année nous n’aurons pas de pèlerinage des étudiants vers Chartres, il a semblé nécessaire aux évêques de changer la proposition.

En concertation avec le cardinal Vingt Trois et les évêques d’Ile-de-France, un autre projet est proposé, celui d’une marche vers Montmartre dans la nuit du 28 au 29 avril 2017.

Ce pèlerinage destiné aux 18-30 ans verra converger les différents groupes d’étudiants de Paris, et de certains diocèses d’Ile de France, après un enseignement donné par les aumôniers dans leurs lieux respectifs, vers ce sanctuaire consacré au Sacré Cœur et à l’adoration eucharistique.

Après une soirée de louange, adoration et confession, en cette année d’élection une messe pour la France y sera célébrée par Mgr Jérôme Beau.

Ceux qui le désirent pourront ensuite rester la nuit pour adorer le Seigneur. (inscription obligatoire)

Dans l’espérance que ce projet puisse unir nos différents groupes et manifeste notre unité, nous vous adressons notre amitié fraternelle.

Père Luc de Bellescize, responsable de l’organisation de

la Nuit blanche 2017

avec le père Jean-Baptiste Arnaud, délégué épiscopal pour les jeunes adultes,

et le père Antoine de Folleville, responsable du CEP et de la MECI, délégué des évêques d’Ile de France pour la Mission Etudiante


PROPOSITION CGE IdF 2016

EXERCICES SPIRITUELS DE SAINT IGNACE

Retraite pour étudiants animée par des jésuites, des religieuses et des laïcs au Centre Spirituel Manrèse à Clamart.

Du 26 au 30 décembre 2016

Exercices spirituels de Saint-Ignace

Une envie de prendre l’air ? de découvrir de nouvelles contrées ? voire même de vous ressourcer ? Alors n’hésitez plus et embarquez-vous dans l’aventure de la retraite à Clamart des vacances de Noël ! Du 26 au 30 décembre nous vous proposons de passer quelques jours dans un centre spirituel et de prier avec les exercices de St Ignace. Effet garanti !


LA MESSE DES ÉTUDIANTS

MERCREDI 16 NOVEMBRE 2016

A 19H15 à Notre-Dame de Paris. Messe présidée par Mgr Jean-Yves NAHMIAS, évêque de Meaux.

La soirée s’est déroulée de la façon suivante :

- 18h30 : Louange
- 19h15 : Messe
- 20h30 : Temps d’adoration à l’issue de la messe


Vous trouverez ci-dessous l’intégralité de l’homélie prononcée par

Mgr Jean-Yves Nahmias le 16 novembre 2016

Première lecture : Ap 4, 1-11 Psaume : Ps 150 Evangile : Lc 19, 11-28

Choisissez Marie pour mère !

« Et voici qu’il y avait une porte ouverte dans le ciel. » (Ap 4, 1). Quelle est cette porte dans le ciel présente dans l’Apocalypse de saint Jean ? A-t-elle un nom ? Avec cette année jubilaire de la miséricorde, avec ces JMJ à Cracovie, nous pouvons, je crois, les uns et les autres, deviner le nom de cette porte. C’est la porte de la miséricorde. Elle nous permettra d’aller à la rencontre de notre Dieu, notre créateur, le Père de miséricorde, et sans doute d’abord de rencontrer le Christ, le visage de la miséricorde du Père. Au seuil de cette porte nous attend sans doute pour nous accueillir le doux visage de Marie, notre Mère, la Mère de miséricorde. Oui, c’est vraisemblablement son visage qui nous accueillera. Un visage d’une grande proximité qui va nous entraîner dans son action de grâce, le Magnificat.

Ceux d’entre nous qui sont allés aux JMJ de Cracovie ont été frappés par l’attachement des Polonais envers la Vierge Marie. Certains ont même été étonnés de cela. Comment comprendre cet attachement ? « Personne comme Marie n’a connu la profondeur du mystère de Dieu fait homme. » Ecoutons les paroles du pape François qui nous invitait à tourner notre regard vers celle qui est Notre-Dame de miséricorde : « Que notre pensée se tourne vers la Mère de miséricorde, nous dit-il, que la douceur de son regard nous accompagne en cette année sainte, afin que tous puissent découvrir la joie de la tendresse de Dieu. Personne n’a connu comme Marie la profondeur du mystère de Dieu fait homme. Sa vie entière fut modelée par la présence de la miséricorde faite chair. La mère du crucifié ressuscité est entrée dans le sanctuaire de la miséricorde divine en participant intimement au mystère de son amour. » (Misericordiae Vultus, n°24)

Les évangiles sont discrets sur Marie, même si les évocations qui y sont présentes sont très significatives. Je voudrais seulement mettre en valeur Marie au pied de la croix. « Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils ». Puis, il dit au disciple ; « Voici ta mère ». Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. » (Jn 19, 26-27). Marie est « Mère de miséricorde », elle est restée debout, dans l’espérance, au pied de la croix. Choisir Marie pour mère, c’est grandir dans l’espérance, une espérance qui n’est pas doucereuse, mais qui se fonde dans la mort du Christ sur la croix, une espérance plus forte que la mort. C’est cette espérance dont nous avons besoin dans le monde qui est le nôtre, un monde sans repères et aux valeurs humaines bousculées, un monde traversé par une multitude d’injustices, un monde où sont présents la mort, le terrorisme, la guerre. C’est notre monde et c’est là que nous sommes appelés à vivre l’espérance dans le Christ ressuscité.

Mes amis, prenez Marie chez vous, comme vous y invite le Christ. Il vous donne sa mère : laissez Marie vous accompagner dans votre vie de jeunes croyants. Laissez Marie vous enfanter à la foi. Laissez Marie vous enfanter à la louange du Magnificat. Prenez Marie, l’humble servante, comme modèle pour vos relations humaines.

L’Evangile que nous venons d’entendre nous appelle à la fécondité chrétienne, à porter les fruits de l’Evangile, c’est-à-dire les œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles. Nous ne sommes pas la source de la miséricorde et cette année jubilaire nous l’a fait comprendre en profondeur ! Le Père ne se lasse pas de faire miséricorde, c’est ce qui met en nous la joie de l’Evangile et rend à chacun sa pleine dignité. Cette miséricorde offerte alors que nous ne la méritons pas est le dynamisme de notre charité, de notre fécondité. Dans l’humilité et dans la discrétion, nous sommes appelés à faire croître ce que nous avons reçu !

Mes amis, en particulier aux JMJ de Cracovie, vous avez fait l’expérience profonde de l’amitié du Christ pour vous. Librement, avec force et générosité, offrez au Christ votre liberté, nourrissez cette amitié par votre prière, par la méditation fidèle de la Parole de Dieu et par la vie sacramentelle. C’est greffés au Christ que vous porterez les fruits de l’Evangile.

Le pape François nous invite à sortir, à mettre nos chaussures de marche et à aller porter la miséricorde divine à nos frères. Vous ne pourrez le faire qu’en restant unis au Christ, greffés au Christ.

« Heureux les miséricordieux car ils obtiendront miséricorde. » (Mt 5, 7).

Amen.

+ Jean-Yves Nahmias Evêque de Meaux

SE METTRE AU SERVICE DE LA LITURGIE

Ci-dessous l’homélie du cardinal VINGT-TROIS

lors de la messe de l’an dernier : Jeudi 19 novembre 2015

Jeudi de la 33e semaine du Temps ordinaire Messe des étudiants d’Ile-de-France en la cathédrale Notre-Dame de Paris

Homélie du cardinal André Vingt-Trois
- 1 M 2,15-29, Ps 49(50) 1-2, 5-6, 14-15 ; Lc 19, 41-44

Frères et Sœurs, Chers amis,

Avec les évêques d’Ile-de-France qui m’entourent, les prêtres qui accompagnent vos aumôneries à travers l’ensemble de la région, je voudrais vous adresser ce soir d’abord, en guise d’invitation, le verset du psaume que nous avons chanté tout à l’heure : « aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur mais écoutez la voix du Seigneur » (Ps 94, 7-8). Nous pouvons dire et recevoir quotidiennement ce verset comme une invitation à ouvrir nos cœurs à la parole de Dieu mais aussi -car cette parole nous atteint de toutes sortes de manières- comme une invitation à interpréter des événements et des signes que Dieu nous donne.

L’évangile de saint Luc nous rapporte la prophétie de Jésus sur la destruction de Jérusalem comme un événement qui devait être significatif, ô combien, pour les Juifs qui voyaient dans la ville sainte et dans le temple, le signe de l’alliance et de la présence de Dieu. Le récit du livre des martyrs d’Israël, en rapportant des épisodes de la confrontation avec les puissances païennes, est quant à lui évocateur du conflit permanent qui existe, non seulement dans l’histoire des hommes, mais dans le cœur de chacun d’entre nous, entre la fidélité à la parole de Dieu et le conformisme au comportement général de ceux qui ne croient pas.

Le temps que nous vivons nous propose, bien qu’il soit d’inégales importances, deux signes collectifs, que nous pouvons considérer, non pas simplement dans leur matérialité, mais dans leur signification. Le premier est le signe affreux reçu la semaine dernière à travers les attentats qui ont endeuillé Paris et la France. Probablement parmi vous, un certain nombre ont eu des relations, des amis ou des proches directement touchés par ces attentats. Nous pouvons évidemment considérer cela simplement comme des événements qui marquent les relations entre des puissances ou entre des forces antagonistes, mais nous pouvons aussi les comprendre comme des signes des temps dans lesquels certains ont instrumentalisé la religion au service de la domination des autres et ont résolu de défendre le droit de Dieu en tuant les hommes. Ce n’est pas le Dieu que Jésus-Christ nous a révélé, cela n’est pas le Dieu que la Bible nous a révélé. Le Dieu que nous connaissons et auquel nous sommes attachés n’est pas le Dieu des morts mais le Dieu des vivants. Il ne peut pas prospérer sur la mort de l’homme. Il ne peut venir à notre rencontre que pour nous donner la vie. Ainsi, d’une certaine façon, ces événements tragiques obligent ceux qui essayent de croire en Dieu et d’être fidèles à sa parole, à revisiter l’image qu’ils se font de Dieu et du chemin dans lequel il nous invite à marcher.

Le deuxième événement qui va se dérouler dans quelques semaines à Paris, la COP21, est un autre signe, moins dramatique, du moins dans ces apparences immédiates. Il peut être aussi dramatique à l’échelle universelle, s’il arrivait que les hommes, les femmes de ce temps se révèlent incapables d’arriver aux décisions nécessaires pour maîtriser leur manière d’utiliser le monde. A quoi servirait-il que nous parlions et que nous vivions sans cesse dans la conscience d’une mondialisation et d’une responsabilité commune à l’égard de l’univers si cela ne pouvait jamais se traduire dans des décisions concrètes et applicables ?   Là aussi, notre manière de comprendre notre place dans le monde et la place que Dieu nous y donne provoquent une réflexion nouvelle. C’est pourquoi nous devons être attentifs à ne pas encourir le jugement que Jésus prononce : « Tu n’as pas reconnu le moment où Dieu te visitait » (Lc 19,44). Evidemment, on entend cette phrase très directement au sens où Jésus se présente comme celui qui concrétise la visite de Dieu. Mais la visite de Dieu aux hommes s’accomplit tout au long de l’histoire et pas seulement dans la période brève de l’incarnation du Fils en Jésus de Nazareth. Dieu visite son peuple sans cesse. Il nous donne des signes de cette visite que nous avons la charge de percevoir et que nous essayons de comprendre. C’est ce que le Pape Jean XXIII avait appelé « les signes des temps », c’est-à-dire la compréhension que le temps que nous vivons, les événements qui surviennent ne sont pas simplement des péripéties de l’histoire mais aussi des messages. Je l’ai évoqué à propos des attentats, à propos de la COP21, mais chacune et chacun d’entre vous pourrait relire aussi une période brève de sa vie, en essayant de reconnaître comment les événements auxquels il a été mêlé, ou qu’il a subi, ont pris un sens particulier et peuvent être compris comme des visites de Dieu.

À nous, il incombe, éclairés par la parole de Dieu et par l’Esprit Saint qui habite nos cœurs, de ne pas passer à côté de ces signes, de ne pas nous laisser prendre par leur immédiateté mais d’aller plus profond et de reconnaître ce que Dieu veut nous faire comprendre. Peut-être, à travers ces événements, avons-nous l’opportunité de faire un nouvel inventaire de ce que nous appelons généreusement des valeurs mais dont nous avons beaucoup de mal à énoncer le contenu… À quoi est-ce que nous tenons ? Qu’est-ce qui est prédominant dans nos objectifs, dans les moyens que nous mettons en œuvre ? Dans la manière dont s’organise notre vie ? Les compagnons de Mattathias ont été sollicités pour devenir les amis du roi en refusant d’entrer dans le geste idolâtrique. Ils ont refusé de se conformer aux normes imposées parce qu’ils estimaient qu’il y avait un enjeu qui dépassait leur propre existence.

Grâce à Dieu, nous vivons dans un temps et dans un régime où la profession de foi n’aboutit pas à la mise à mort mais ce n’est pas parce que l’enjeu est moins important, c’est parce que les mœurs ne sont pas les mêmes. L’enjeu reste le même pour nous. Est-ce que nous voulons être bien vus de tous ? Est-ce que nous voulons être la caution croyante des mœurs des autres ? Est-ce que nous voulons être serviteurs de ce qui domine le monde : la puissance, l’argent, le mépris, la haine ? Ou bien, est-ce que nous voulons essayer de vivre en disciples du Christ en sachant que ce choix de vie, que personne ne nous impose, aura des conséquences ? Nous espérons tous que ce seront des conséquences bénéfiques ! Il peut y avoir aussi des conséquences moins agréables. En tout cas, ce choix nous oblige à une décision de liberté. Il peut aussi provoquer la liberté des autres. Il n’est pas nécessaire d’être asocial pour être chrétien, mais être chrétien ne signifie pas se perdre dans le décor ! Et donc, nous avons à trouver notre chemin dans la fidélité à la parole du Christ et dans la volonté sans cesse renouvelée d’être des interlocuteurs, des partenaires, des pratiquants du dialogue avec tous et avec toutes, c’est-à-dire des gens qui savent qui ils sont, pour aller à la rencontre des autres. Ce chemin se construit tout au long de notre vie, mais il se construit évidemment avec un peu plus d’acuité dans la période où vous vivez au début de votre engagement dans la société.

Nous prierons le Seigneur pour que sa force habite vos cœurs, de telle façon que la rencontre des amis du roi - puisque c’est ainsi que la Bible les appelle - ne soit pas vécue sur le mode du conflit, de la crainte, de l’anxiété, mais sur le mode de la paix et de la sérénité.

Amen.

Si vous le souhaitez, vous pouvez réécouter la conférence qui a réuni le P. Gaël Giraud et Nicolas Hulot à l’issue de la messe à Notre-Dame grâce au lien ci-dessous :

http://www.ktotv.com/emissions/ecla...